Comment l’isolation en cellulose aide à garder la chaleur estivale à l’extérieur
A l'approche de l'été, il est intéressant de souligner le comportement de l'isolation en cellulose, commercialisée par ISOPROC sous le nom d'iQ3.
« L’isolation en cellulose – dont nous avons déjà souligné les avantages pour la construction bois – présente trois atouts majeurs pour maintenir la chaleur estivale à l’extérieur », explique-t-il.
Un article en collaboration avec Houtconnect.
Pourquoi la cellulose chauffe moins vite que les autres isolants
« La première raison, c’est la chaleur spécifique élevée de la cellulose par rapport aux isolants classiques. Elle est d’environ 2.100 joules par kilogramme et par kelvin », commence Filip Geerts.
« La chaleur spécifique désigne la quantité d’énergie nécessaire pour chauffer ou refroidir un matériau. Elle donne donc une idée de la lenteur avec laquelle un matériau se réchauffe ou se refroidit. Plus cette valeur est élevée, plus le confort d’été est important. »
D’après les recherches menées par Houtconnect, voici quelques valeurs relevées pour des isolants courants : entre 800 et 1.000 J/kg·K pour la laine de verre et la laine minérale, entre 1.400 et 1.450 J/kg·K pour le PUR, et entre 1.400 et 1.500 J/kg·K pour le PIR.
Comparatif été : cellulose vs. laine minérale
Visualisation graphique de la différence de température intérieure entre une paroi isolée avec de la laine minérale et un écran de sous-toiture classique, et une paroi isolée avec l’isolation en cellulose iQ3 et Celit – un panneau en fibres de bois ouvert à la diffusion de vapeur, proposé par ISOPROC comme alternative aux écrans de sous-toiture traditionnels – lors d’une journée et nuit d’été très chaude.
Densité élevée
Une deuxième caractéristique déterminante pour la performance estivale d’un isolant, selon le responsable du développement commercial, est la densité du matériau.
« La densité, ou masse volumique, indique le poids du matériau par mètre cube. Plus un matériau est dense, plus il freine l’entrée de la chaleur. C’est la raison pour laquelle il fait souvent frais dans un bunker en béton, même en été. La densité de l’isolation en cellulose varie entre 45 et 62 kg/m³. »
D’après les données recueillies par Houtconnect, les isolants comme la laine de verre, la laine minérale, le PUR et le PIR sont nettement moins denses, avec respectivement 10 à 25 kg/m³, 30 à 40 kg/m³, 30 à 35 kg/m³ et 30 à 35 kg/m³.
Remplissage à 100 %
Enfin, la manière dont l’isolant est mis en œuvre joue également un rôle important dans la capacité à freiner la chaleur estivale. Et sur ce point aussi, la cellulose offre un avantage, selon Filip Geerts.
« La cellulose est insufflée, ce qui permet de remplir chaque centimètre carré sans laisser de vide ni de fissure dans la couche isolante. Or, ce sont précisément ces vides et fissures qui permettent à la chaleur de s’infiltrer. »
Une approche globale s’impose
Filip Geerts souligne toutefois que le choix de l’isolant n’est qu’un des éléments qui influencent la température intérieure en été.
« Il faut adopter une vision d’ensemble », précise-t-il.
« La première étape, c’est d’empêcher au maximum que le soleil ne pénètre, en investissant dans des volets ou des protections solaires extérieures. Ensuite, il faut assurer une bonne étanchéité à l’air et une isolation continue. Le choix de l’isolant vient renforcer cet ensemble. Et notre cellulose iQ3 possède de sérieux atouts pour maintenir la chaleur estivale à l’extérieur. Bien entendu, la ventilation nocturne – qui utilise la fraîcheur de l’air extérieur la nuit – reste également essentielle. »
Température intérieure sous le seuil critique
Alors, à combien peut-on s’attendre à l’intérieur d’un bâtiment isolé avec de la cellulose lors d’une journée estivale très chaude ?
« Pour parler de surchauffe dans un bâtiment, la température intérieure doit atteindre au moins 26,7 °C », explique Filip Geerts.
« Dans un bâtiment bien isolé avec de la cellulose, et à condition que les rayons du soleil soient correctement bloqués – ce qui est, comme déjà mentionné, essentiel – on reste facilement en dessous de ce seuil, même lors de fortes chaleurs. Cela réduit fortement les besoins en refroidissement, voire le recours à la climatisation. »
« Il est donc clair que l’isolation ne se pense pas uniquement en fonction des mois d’hiver, mais aussi des températures estivales. D’ailleurs, je recommande une épaisseur de cellulose d’au moins 25 centimètres – soit deux centimètres de plus que ce que prévoit actuellement la réglementation PEB, qui tient encore peu compte des épisodes de chaleur. »
Un excellent isolant acoustique
L’isolation en cellulose ne se distingue pas uniquement par ses performances thermiques, précise encore Filip Geerts.
« Grâce à sa densité élevée, son remplissage à 100 %, mais aussi à la structure courte et souple de ses fibres, la cellulose amortit très efficacement le bruit. Avec iQ3, on bénéficie ainsi d’un meilleur confort acoustique, même face à des sources sonores importantes comme la pluie, les routes fréquentées ou les aéroports. »
« iQ3 offre donc non seulement une isolation thermique de haut niveau – en plus d’être résistante au feu –, mais aussi un confort intérieur optimal sur le plan acoustique », conclut-il.
Autres résultats de recherche sur l’isolation en cellulose
Houtconnect s’est également tourné vers la Haute École Odisee, qui a étudié le comportement de l’isolation en cellulose dans le cadre du projet To bio or not to bio. Nous avons interrogé Nicolas Beckers.
« Le projet To bio or not to bio ne portait pas spécifiquement sur les performances des isolants face à la chaleur estivale », explique-t-il, « mais comparait différents types d’isolants sur leur impact environnemental, leur démontabilité et d’autres caractéristiques techniques, dans le contexte de nœuds constructifs spécifiques. Même dans ce cadre, la cellulose a obtenu de bons résultats. Y compris en termes de prix : c’était l’un des matériaux isolants les moins chers. Tous les résultats du projet sont disponibles sur le site www.milieubewustisoleren.be. »
Que la cellulose remplisse parfaitement les cavités à isoler – ce qui contribue fortement à son bon comportement estival – Nicolas Beckers a aussi pu le constater lui-même.
« C’était lors d’un test réalisé il y a quelques années, où nous avons insufflé de la cellulose dans une maquette », raconte-t-il. « Et cinq ans plus tard, nous avons fait une autre observation intéressante : il n’y avait aucun affaissement visible dans l’isolant. »
Actuellement, Nicolas Beckers travaille à Odisee sur un projet portant sur les nœuds constructifs circulaires. L’objectif est de produire un guide pratique destiné à rendre la construction circulaire plus accessible pour les architectes et les entrepreneurs. Selon lui, la cellulose s’intègre parfaitement dans cette philosophie.
« Non seulement parce qu’elle est fabriquée à partir de vieux journaux, mais aussi parce qu’elle est mise en œuvre par insufflation. Cette pose en vrac permet, en théorie, de récupérer l’isolant pour le réutiliser dans un autre projet », conclut-il.
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